Pie XII et la Shoah

pie XII et la ShoahPie XII a été unanimement salué parle monde juif,tant pendant la guerre
de 40 qu’à sa mort en1958, comme ayant contribué, avec l’Eglise
catholique, à sauver des centaines de milliers de Juifs de
l’extermination. Il a fallu la parution, en 1963, de la pièce le
Vicaire, commandité et contrôlée par le K.G.B., les services secrets de
la Russie soviétique, pour faire naître la suspicion sur le rôle
effectif du Pontife romain alors qualifié de “pape d’Hitler” et lancer
une polémique qui ne s’est pas encore éteinte.
L’intérêt de cet
ouvrage est d’apporter un éclairage scientifique sur la question de la
part d’historiens et de chercheurs. Outre le professeur Chenaux,
spécialiste de la période, l’on appréciera le témoignage de Me Serge
Klarsefld, bien connu comme “chasseur de nazi”, et peut-être plus encore
celui de Gary Krup, au départ résolument anti-Pie XII et dont on
saluera l’honnêteté intellectuelle, car il a compris qu’il faisait
fausse route et a su rectifier en devenant un ardent défenseur de la
cause de Pie XII.
L’ouvrage est introduit par le P. Michel Viot, en
tant que président de l’Association “Ecouter avec l’Eglise”, qui a
organisé le colloque donnant lieu au colloque dont les Actes sont ainsi
publiés.

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Conférence sur le célibat sacerdotal

SAINT-LOUIS D’ANTIN – ESPACE BERNANOS
4, Rue du Havre - 75009 PARIS

le mercredi 4 mai 2011 à 18 h 30

CONFERENCE
« A quoi sert le célibat sacerdotal ? »
Par

Monsieur l’Abbé Laurent TOUZE(*)
Professeur de théologie spirituelle
A l’Université pontificale de la Sainte-Croix à Rome

Intervention
du Père Gérard REYNAUD, orthodoxe
et
du Pasteur Alain JOLY, luthérien

Conférence organisée par l’Association « Ecouter avec l’Eglise »
et parrainée par l’Association « Des Prêtres pour toutes les Nations »

Renseignements : treomoric@orange.fr

(*) auteur du livre « L’avenir du célibat sacerdotal et sa logique sacramentelle»
(livre disponible lors de la Conférence)
*****
Mgr Dominique LE TOURNEAU présentera et pourra dédicacer ses dernières parutions :
Manuel de Droit Canonique
Droits et Devoirs Fondamentaux des Fidèles et des Laïcs dans l’Eglise
Poèmes Mystiques

Le Père Michel VIOT vous proposera et dédicacera ses Livres:
Le Vrai et le Faux – Comprendre la Pensée de Benoît XVI (commentaire de sa deuxième Encyclique)
De LUTHER à BENOÎT XVI – Itinéraire d’un ancien Franc-Maçon
(son prochain livre qui sortira fin Avril)

Information de dernière minute
Suite à la Conférence sur PIE XII le 7 novembre 2010 Salle Rossini Paris XVIe les textes des Conférenciers ont donné lieu à l’édition d’un livre ayant pour titre « PIE XII et la Shoah le choix du silence ? » Des Juifs et des historiens témoignent. Disponible le jour de la Conférence au prix de 10 euros.

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Nouveauté


D. Le  Tourneau, Manuel de  Droit canonique, Montréal, Wilson & Lafleur

Distribution en Europe : Ed. Le Laurier 19 passage Jean-Nicot 75007 Paris

www.lelaurier.fr **

prix 39 euros

Ce Manuel présente le droit canonique, c’est-à-dire aussi bien latin qu’oriental, de manière systématique et accessible même au public non spécialisé. Il part du réalisme juridique et n’oublie pas que les droits
fondamentaux  des fidèles constituent une norme herméneutique d’interprétation du corpus canonique tout entier. Développant aussi la législation particulière des pays de langue française, il présente en ouverture un aperçu de la formation du droit canonique depuis les origines de l’Eglise et, en fermeture, un bref historique des relations entre l’Eglise et les communautés politiques. Si la bibliographie est limitée à
l’aire francophone, il est toutefois largement fait appel à la doctrine
canonique dans son ensemble.

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Pie XII et les Juifs

Colloque sur Pie XII et les Juifs

organisé par l’Association Ecouter avec l’Eglise

Bref compte-rendu[1]

« Jamais je n’ai entendu parler du Pape d’Hitler en ce qui concerne Pie XII. » « Vous avez de la chance d’avoir eu un tel pape ! » Ce sont deux Juifs qui s’expriment ainsi, Serge Klarsfeld dans son intervention, Gary Krupp au cours des débats, deux Juifs que l’Association « Écouter avec l’Église » a réunis, à l’initiative de son président, Michel Viot, avec l’historien Philippe Chenaux, avec pour modérateur le journaliste Gérard Leclerc, le temps d’un colloque sur Pie XII et les Juifs, à Paris, en novembre 2010.

Il nous a semblé utile de réunir ces textes, car, outre leur grande qualité, ils présentent l’avantage d’offrir des contributions venues d’horizons différents, et de personnes qui consacrent leur vie à la recherche de la vérité, sans esprit partisan. Cette recherche, s’appuyant sur les textes, non sur des sentimens a priori, a pu amener l’un ou l’autre – c’est le cas de M. Gary Krupp – à changer radicalement de point de vue sur Pie XII et à consacrer sa vie à creuser la question.

A propos du silence de Pie XII sur la Shoah, Me Klarsfeld estime que Pie XII en savait autant que les autres dirigeants de l’époque. Pouvait-il en faire plus qu’il n’en a fait ? Il aurait été arrêté, sans être toutefois assassiné. Mais le président Krupp révèle l’existence d’un plan d’Hitler pour faire enlever Pie XII et l’éliminer. Le choix du « silence », relatif il est vrai pour qui sait lire (le pape a plus d’une fois parlé « d’extermination »), a été « un choix personnel difficile, douloureux même, mais pleinement assumé dans l’intérêt supérieur de l’Église et du catholicisme », juge le professeur Chenaux. « Alors que le pape voudrait crier fort, écrit-il aux évêques allemands, le 20 février 1941, il est parfois contraint à un silence dilatoire, alors qu’il voudrait agir et secourir, il est contraint d’attendre avec patience. » Et de nouveau, le 30 mars 1943, il leur déclare : « Pour le vicaire du Christ, le chemin à suivre pour trouver le juste équilibre entre les exigences divergentes de sa mission de pasteur est toujours plein d’enchevêtrements et semé d’épines. »

Il serait facile de reproduire de nombreuses déclarations pontificales allant dans le même sens. Bornons-nous à citer un passage d’une lettre de Pie XII à Mgr Konrad von Preysing, évêque de Berlin, du 30 avril 1943. Nous y lisons que, « en ce qui concerne les déclarations épiscopales, Nous laissons aux pasteurs en fonction sur place le soin d’apprécier si, et en quelle mesure, le danger de représailles et de pressions, ainsi que peut-être d’autres circonstances dues à la longueur et à la psychologie de la guerre, conseillent la réserve – malgré les raisons qu’il y aurait d’intervenir – afin d’éviter des maux plus grands. C’est l’un des motifs pour lesquels Nous-même Nous Nous imposons des limites dans Nos déclarations. L’expérience que Nous avons faite en 1942, en laissant reproduire librement à l’usage des fidèles des documents pontificaux, justifie Notre attitude dans la mesure où Nous pouvons le voir ».

Il ajoute que le nonce Pacelli avait souligné le caractère « anticatholique » du nazisme et pris conscience de la part d’irrationnel du mouvement et du comportement de ses dirigeants, Hitler le premier. Il ne fallait pas provoquer ces « fous dangereux », estimait-il, par crainte de représailles. Celles-ci s’exerceront, par exemple, aux Pays-Bas quand les évêques s’élèveront contre les arrestations. Et Pie XII, en l’apprenant, brûlera la protestation qu’il s’apprêtait à rendre publique, comprenant qu’elle serait largement contreproductive.

Le président Krupp décrit en détail la journée du 16 octobre 1943, celle de la rafle des Juifs de Rome, au cours de laquelle Pie XII s’implique personnellement et énergiquement, contribuant ainsi à sauver 7 000 des 8 200 Juifs de la Ville éternelle. L’Église, sur ordre de Pie XII, s’est mise tout entière à disposition des Juifs. La quasi totalité des basiliques, églises, séminaires et couvents a hébergé et aidé les Juifs.

L’on a appris en 2010 l’existence d’un réseau clandestin créé par le pape Pie XII, dont le prêtre italien Giancarlo Centioni, âgé de 97 ans, est le dernier membre en vie. Entre 1940-1945, il était aumônier militaire à Rome au sein de la Milice volontaire pour la sécurité nationale et vivait chez des prêtres allemands de la Société de l’apostolat catholique (les pères Pallotins), qui l’ont impliqué dans ce réseau d’aide. « Comme j’étais un aumônier fasciste, il était plus facile d’aider les Juifs », explique-t-il dans un entretien accordé à ZENIT et à l’agence multimédia www.h2onews.org, pour expliquer les raisons ayant motivé le choix de le faire participer à une opération à risque. « Mes confrères Pallotins, venus de Hambourg, avaient fondé une société, la société « Raphaël’s Verein » (société de Saint Raphaël), instituée pour venir en aide aux Juifs ». Un des objectifs du réseau consistait à faire sortir des juifs d’Allemagne et, en les faisant passer par l’Italie, de leur faire gagner la Suisse ou Lisbonne (Portugal), raison pour laquelle le réseau comptait sur un un certain nombre d’hommes dans chacun de ces quatre pays. Au fil du temps, des Juifs ont rejoint eux aussi ce réseau ».

Après la guerre, l’on trouve des sentiments unanimement favorables à Pie XII dans tous les milieux, juifs y compris, et ce en 1958 encore, au moment de sa mort. Ce n’est que cinq ans plus tard, avec la pièce de Hochhuth, dont il est désormais prouvé qu’elle a été commanditée et révisée par le K.G.B., que le poison du doute est brutalement distillé dans les esprits. Lequel Hochhuth, nous dit Me Klarsfeld, est devenu révisionniste, niant l’existence de la Shoah. Il faut savoir que cette attaque n’était, en réalité, que le prolongement des campagnes de désinformation engagées par les pays de l’Est au cours de la guerre, sous le couvert de publications « scientifiques » facilement prises pour argent comptant par des historiens de métier, et visant à faire accréditer l’idée que Pie XII aurait été au centre d’un vaste plan de paix en faveur de l’Allemagne et contre l’U.R.S.S. La désinformation fut même entretenue par un rédacteur temporaire de L’Osservatore Romano, l’organe officiel du Saint-Siège !

Les attaques qui sont ainsi déclenchées ont été relayées largement et complaisamment par les milieux anglo-saxons. « L’aversion contre Pie XII est née dans le monde anglo-saxon et protestant, pas dans le monde juif qui, au contraire, s’est adapté dans le temps pour ne pas être pris à contrepied par une campagne internationale. Autrement dit : si un Pape est accusé de ne pas s’être opposé à l’antisémitisme, le monde juif se sent évidemment incité à y voir clair. On en arrive ainsi à l’affaire de la septième salle du Yad Vashem, à Jérusalem, où a été placée une photo du Pape avec une légende qui juge « ambiguë » son attitude. Ou bien à la demande, formulée en 1998 par Aaron Lopez, alors ambassadeur d’Israël près le Saint-Siège, d’un moratoire dans la béatification de Pie XII. Je ne m’occupe pas de cette affaire de moratoire parce que n’est pas un problème d’histoire, mais on s’acharne trop sur ce Pape, cela a quelque chose de suspect. »

Pie XII éprouvait « une affection passionnée et empreinte de respect pour le peuple juif, et ce depuis sa prime enfance », déclare Gary Krupp. Aux yeux de Serge Klarsfeld, après la guerre, « il incarnait la lutte contre le totalitarisme et la construction de l’Europe dégagée des nationalismes ».

Le professeur Chenaux s’attache à reconstruire l’itinéraire de Pie XII jusqu’au pontificat, qui se confond avec la politique vaticane du premier tiers du XXe siècle. Il a recours pour ce faire à deux concepts : celui du diplomate et celui du pasteur. Il est intéressant de relever que l’activité de Pacelli s’inscrit dans un contexte historique précis, celui de la disparition récente des États pontificaux, avec pour conséquence que le Saint-Siège n’a plus de statut juridique reconnu au plan international. D’où l’importance que va prendre la politique concordataire. Pacelli y contribuera très directement, puisqu’il a à son actif la signature de pas moins de dix concordats et accords diplomatiques internationaux. Il sera sans difficulté reconnu comme le « meilleur diplomate du Saint-Siège ». Il faut tenir compte du fait que, comme le souligne le professeur Chenaux, il est « enclin par tempérament à rechercher l’entente plutôt que l’affrontement », ce qui explique sans doute en partie son comportement.

Pourquoi la polémique sur Pie XII existe-t-elle ? Elle semble relever plus du domaine de l’irrationnel que de la logique. Monsieur Krupp relève que les documents d’archives antérieurs à 1939, c’est-à-dire soixante-cinq pour cent des documents concernant Pacelli, sont disponibles. Ils ont été publiés à 95% par Pave the Way Fundation. Mais il est étonnant, c’est le moins que l’on puisse dire, de constater qu’ils sont ignorés des institutions critiques du pape Pacelli. Tout comme les chercheurs juifs ont largement boudé un symposium organisé à Rome par cette Fondation, mais cent pour cent de ceux qui y ont participé ont changé d’avis sur Pie XII…

Il me semble qu’après ce Colloque il ne sera plus possible de parler de Pie XII avec la légèreté qui est de mise chez certains. C’est dire toute l’importance des textes que vous allez lire.

Pave the Way Fundation a mis sur son site plus de 40 000 pages de nouveaux articles et documents provenant de nombreux pays ainsi que de nombreuses « interviews » et vidéos de témoins oculaires, et poursuivra son action. Il y a du pain sur la planche, puisque l’ensemble des archives du Pape Pie XII (1939 – 1958) comportent quelque 30 millions de pages de documents. Alors que la Fondation continue d’œuvrer pour faire éclater la vérité, c’est un rabbin, David Dalin qui demande que Pie XII soit nommé « Juste parmi les nations ». Ce serait un retournement spectaculaire de la situation et un juste retour des choses.

Mgr Dominique Le Tourneau

Vice-président de l’Association

Écouter avec l’Église


[1] Ceci est un extrait des Actes du Colloque, dont nous espérons la publication prochaine.

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Le “Parvis des Gentils” à Paris 24-25 mars

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A l’initiative du pape Benoît XVI, une série de manifestations auront lieu à Paris, les 24 et 25 mars prochain, sous le titre de “Parvis des Gentils”, afin de favoriser le débat entre croyants et non croyants. Sous la présidence du Cardinal Gianfranco Ravasi se dérouleront trois colloques sur “Religion, lumière et raison en commun”. Le premier aura lieu le 24 à l’Unesco, avec la participation de Tony Blair, ancien Premier ministre britannique converti au catholicisme en 2007, Giuliano Amato, ancien président du Conseil des ministres italien, doit se tenir le 24 mars prochain dans la matinée suivi d’un gala en soirée. Le Président de la République, Nicolas Sarkozy pourrait être présent.

Le second colloque se tiendra à l’Institut de France, avec une probable intervention du ministre de la culture Frédéric Mitterrand qui se pose la question de Dieu.
Le troisième est organisé à la Sorbonne, Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche devrait alors s’exprimer.
Une table-ronde de conclusion se réunira au Collège des Bernardins.
Enfin, la cerise sur le gâteau sera une intervention d’un quart- d’heure en vidéoconférence du pape Benoît XVI à l’adresse des jeunes massés sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame de Paris, jeunes qui sont invités à s’y rendre nombreux, car, là, point n’est besoin d’invitation.

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